Réponse rapide
Le 28 août 2026, le Nouveau-Brunswick a annoncé une révision de la Politique 311 et l'ajout d'une nouvelle Politique 902 : dès septembre 2026, les cellulaires et appareils mobiles personnels sont interdits toute la journée pour les élèves de la maternelle à la 8e année, et les services de garde éducatifs agréés doivent plafonner l'écran à 30 minutes par jour (zéro écran avant 2 ans) [CBC News]. Le Québec avait déjà interdit les cellulaires dans toutes ses écoles publiques et privées dès l'automne 2025 [Gouvernement du Québec], une mesure plus large que la nouvelle règle néo-brunswickoise.
Dernière révision : 30 septembre 2026
Le Nouveau-Brunswick rejoint le Québec, l'Ontario [Gouvernement de l'Ontario] et le Manitoba [Gouvernement du Manitoba] parmi les provinces qui retirent les cellulaires des salles de classe. Mais c'est le deuxième volet de l'annonce du 28 août 2026 qui distingue vraiment cette mesure : la province encadre aussi le temps d'écran dans les services de garde éducatifs agréés, pour des enfants aussi jeunes que quelques mois.
Pour une équipe-école ou une famille québécoise, la nouvelle en soi ne change rien dans l'immédiat : l'interdiction québécoise est déjà en vigueur depuis un an et va plus loin. Mais la façon dont le Nouveau-Brunswick a tranché la question des services de garde touche directement une zone grise que le Québec n'a pas encore réglée pour ses propres milieux préscolaires.
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Essayer LinoClass gratuitementQu'est-ce que le Nouveau-Brunswick a annoncé exactement?
La ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, a annoncé le 28 août 2026 une révision de la Politique 311 sur l'utilisation responsable des technologies numériques dans les écoles, accompagnée d'une nouvelle Politique 902 encadrant le temps d'écran dans les services de garde éducatifs agréés [CBC News].
Pour les écoles, la règle se déploie en deux temps :
- Maternelle à 8e année : dès septembre 2026, aucun cellulaire ni appareil mobile personnel ne peut être utilisé à l'école, du début à la fin de la journée.
- 9e à 12e année : pendant le premier semestre, l'usage en classe reste permis à des fins pédagogiques, à la discrétion de l'enseignant; sinon, le cellulaire est rangé en mode silencieux dans un endroit désigné de la classe [Gouvernement du Nouveau-Brunswick]. Une interdiction complète, calquée sur celle du primaire, entre en vigueur au deuxième semestre, soit le 1er février 2027.
Les élèves du secondaire pourront continuer à utiliser leurs tablettes et ordinateurs portables personnels à des fins pédagogiques dans le cadre du programme provincial d'appareils personnels (Bring Your Own Device). Les réseaux sociaux seront aussi bloqués sur les réseaux et les appareils fournis par les écoles [Global News].
La ministre Johnson a justifié la mesure ainsi : « We know too much screen time and social media use negatively affects children and youth [...] That's why we're taking action to reduce distractions, limit exposure to social media sites and support the well-being of students » (Nous savons que trop de temps d'écran et l'usage des réseaux sociaux nuisent aux enfants et aux jeunes [...] C'est pourquoi nous agissons pour réduire les distractions, limiter l'exposition aux réseaux sociaux et soutenir le bien-être des élèves) [CBC News].
Comment ça se compare à la règle du Québec?
Sur le strict enjeu des cellulaires à l'école, le Québec reste la province la plus stricte. Depuis l'automne 2025, le cellulaire, les écouteurs et les appareils mobiles personnels sont interdits dans toutes les écoles publiques et privées, du début à la fin des cours, y compris pendant les pauses et le dîner [Gouvernement du Québec]. La règle découle de l'Arrêté numéro 2025-08 du ministre de l'Éducation, signé le 25 août 2025 [Gazette officielle du Québec], qui édicte le Règlement sur les règles de conduite au primaire et au secondaire. L'article 4 de ce règlement exige que les règles de conduite de chaque école interdisent aux élèves d'utiliser un cellulaire, des écouteurs et tout autre appareil mobile personnel du début jusqu'à la fin du jour de classe [LégisQuébec]. C'est ce que LinoClass a couvert en détail au printemps 2026. Le Nouveau-Brunswick, l'Ontario et le Manitoba avancent chacun par étapes, avec des seuils d'âge ou des exceptions que le Québec a déjà éliminés.
| Province | Règle actuelle | Portée | Source |
|---|---|---|---|
| Québec | Interdiction totale, toute la journée, depuis l'automne 2025 (Arrêté 2025-08) | Primaire ET secondaire, public et privé | Gouvernement du Québec |
| Nouveau-Brunswick | Interdiction totale K-8 dès sept. 2026; 9e-12e année dès le 1er févr. 2027 | Public, phasée par niveau | CBC News |
| Ontario | Cellulaires restreints en classe depuis 2024 (PPM 128); interdiction complète du terrain scolaire à l'étude | Toujours à l'étude en 2026 | Gouvernement de l'Ontario; CP24 |
| Manitoba | Cellulaires restreints en classe; interdiction des réseaux sociaux et chatbots IA annoncée le 25 avril 2026, qui exigera une loi | Consultations annoncées au printemps 2026 | Gouvernement du Manitoba; CP24 |
Autrement dit : ce que le Nouveau-Brunswick commence à peine à instaurer pour le primaire et le secondaire, le Québec l'applique déjà intégralement depuis un an complet. Pour les enseignants québécois qui ont vécu la transition en 2025-2026, la nouvelle n'exige donc aucune action. Elle confirme toutefois que la tendance pancanadienne va dans un seul sens.
Le volet garderies : ce que le Québec n'a pas encore tranché
C'est le deuxième élément de l'annonce qui est réellement nouveau. La Politique 902 fixe des règles précises pour les services de garde éducatifs agréés du Nouveau-Brunswick, pour des enfants d'âge préscolaire :
- Aucun écran avant 2 ans, sans exception.
- Maximum 30 minutes d'écran par jour pour les enfants de 2 à 5 ans en service de garde éducatif agréé.
- Cet écran doit servir un objectif éducatif précis, être adapté à l'âge de l'enfant et encadré par une éducatrice ou un éducateur.
- Aucun écran pendant les repas.
- Aucun cellulaire ni appareil mobile personnel utilisé par les enfants : tout appareil apporté doit être éteint et rangé hors de vue, sauf un appareil requis pour l'accessibilité, la communication ou une mesure d'adaptation [Gouvernement du Nouveau-Brunswick].
Au Québec, l'interdiction des cellulaires vise les écoles, pas les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies. Aucune règle québécoise comparable à la Politique 902 n'a été repérée pour ces milieux; en juillet 2026, le gouvernement a plutôt annoncé une initiative destinée principalement aux parents d'enfants de 0 à 12 ans [Gouvernement du Québec]. La question que pose implicitement le Nouveau-Brunswick reste donc ouverte au Québec : à quel moment un écran cesse-t-il d'être un outil pédagogique encadré pour devenir du divertissement passif?
Ce qu'en disent les enseignants et les défenseurs des jeunes
Le défenseur des enfants, de la jeunesse et des personnes aînées du Nouveau-Brunswick, Kelly Lamrock, réclamait déjà une telle interdiction en 2024. Devant un comité législatif, en février 2024, il a indiqué que le nombre d'enfants de la province ayant eu besoin de soins médicaux urgents pour dépression, anxiété ou idées suicidaires avait augmenté de 28 à 40 % au cours des cinq années précédentes [Global News].
Ce que ça signifie pour votre classe cette année
Pour une enseignante ou un enseignant du primaire au Québec, rien n'oblige à agir : l'interdiction québécoise encadre déjà votre classe, et l'annonce néo-brunswickoise ne le modifie pas. Ce qui vaut la peine d'être retenu :
- La tendance pancanadienne se confirme. Le Québec, l'Ontario, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick font partie des provinces qui retirent les cellulaires des salles de classe, chacune avec son calendrier. Si vous enseignez dans une école qui accueille des familles en mobilité interprovinciale, cette comparaison peut être utile en réunion de parents.
- La distinction « écran pédagogique encadré » vs « écran de divertissement » devient un enjeu réglementaire, pas seulement une question de bon sens. La Politique 902 la formalise pour la petite enfance au Nouveau-Brunswick; un portfolio numérique de classe utilisé quelques minutes pour documenter un travail précis, sous la supervision de l'enseignant, correspond exactement à ce que cette politique qualifie d'usage acceptable.
- Les échanges avec les familles restent la responsabilité de l'enseignant, pas de l'appareil de l'élève. C'est déjà le cas depuis l'interdiction québécoise de 2025 : un canal géré directement par l'enseignant, sans passer par le téléphone de l'élève, demeure la seule option conforme.
Dans un contexte où de plus en plus de provinces tranchent la question des écrans à la pièce, avoir un outil qui distingue clairement l'usage pédagogique encadré (un portfolio, une activité de classe supervisée) de l'usage libre d'un appareil personnel devient un argument concret, pas seulement un slogan. C'est exactement ce que LinoClass a été conçu pour offrir : un canal contrôlé par l'enseignant, sans dépendre du cellulaire de l'élève.
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