Réponse rapide
Depuis septembre 2024, les élèves de la maternelle à la 6e année en Ontario doivent garder leur téléphone silencieux et hors de vue toute la journée scolaire (PPM 128, modifié le 27 juin 2024). En avril 2026, le ministre Paul Calandra a annoncé étudier une interdiction couvrant l'ensemble du terrain scolaire. Quand les élèves ne peuvent plus servir de relais, les enseignants ont besoin d'un canal de communication direct avec les familles.
Quelles règles sur les cellulaires s'appliquent déjà dans les écoles ontariennes?
L'Ontario encadre l'utilisation des cellulaires à l'école par le Mémorandum politique/programme 128 (PPM 128), modifié le 27 juin 2024. Les règles varient selon le niveau scolaire.
Maternelle à 6e année (Ontario) : le téléphone doit rester silencieux et hors de vue pour toute la durée de la journée scolaire. (Ontario.ca, Cellphones and Other Mobile Devices in Schools)
7e à 12e année (Ontario) : l'utilisation du téléphone est interdite pendant les cours, à moins que l'enseignant ne l'autorise explicitement à des fins pédagogiques. (Ontario Bar Association)
L'Ontario est le plus grand système scolaire de langue anglaise au Canada, avec environ 2 095 193 élèves inscrits pour l'année scolaire 2024-2025. (Ontario Ministry of Education, Education Facts)
Ces règles sont en vigueur depuis septembre 2024. Ce que le gouvernement ontarien examine en 2026, c'est leur extension au-delà des salles de classe, vers l'ensemble du terrain scolaire.
Qu'est-ce que l'expansion proposée d'avril 2026 changerait pour les enseignants?
Le 28 avril 2026, CP24 a rapporté que le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Paul Calandra, examine une interdiction quasi totale des cellulaires sur l'ensemble des terrains scolaires, pas seulement dans les salles de classe. (CP24, 28 avril 2026)
Calandra a déclaré que l'utilisation des cellulaires dans les écoles ontariennes "est devenue un problème" et que permettre aux élèves d'y avoir accès "n'a pas été bénéfique." (CP24, 28 avril 2026) Des exceptions médicales seraient prévues dans l'expansion proposée.
Si l'expansion est adoptée, les téléphones seraient interdits dans les couloirs, la cafétéria, la cour d'école et pendant les pauses. Les élèves ne pourraient plus relayer les messages entre parents et école pendant ces moments. Ce changement touche directement la façon dont les informations de dernière minute circulent entre les familles et l'équipe-école.
Comment le Québec a-t-il géré la même transition?
Le Québec a traversé cette transition en deux phases. La province a d'abord interdit les cellulaires dans les salles de classe, avec une entrée en vigueur en janvier 2024. (Educaloi, "No More Cellphones in Schools: What You Need to Know")
Ensuite, le Québec a étendu l'interdiction à l'ensemble du terrain scolaire, couloirs, cafétéria, espaces extérieurs et pauses inclus, à compter du 18 septembre 2025, par un règlement annoncé en mai 2025 par le ministre de l'Éducation Bernard Drainville. (QCNA, "Phones off, Minds on: Quebec's 2025 school cellphone ban")
L'expansion que l'Ontario examine en 2026 rapprocherait la portée ontarienne de la règle québécoise en vigueur depuis septembre 2025 : une interdiction complète sur l'ensemble du terrain scolaire, toute la journée.
Ce que cela donne dans une classe ontarienne : Au Québec, la transition vers l'interdiction de terrain a déplacé la communication avec les familles des SMS personnels de l'élève vers les canaux officiels de l'école. Les enseignants ontariens peuvent s'attendre à la même dynamique si l'expansion est adoptée : les parents devront contacter l'école directement, et les enseignants auront besoin d'un moyen structuré pour envoyer des mises à jour et recevoir les questions des familles sans passer par l'élève.
Quand les élèves ne peuvent plus relayer les messages, comment la communication famille-école évolue-t-elle?
Trois canaux se trouvent généralement en compétition quand l'élève ne peut plus servir de relais.
L'agenda papier fonctionne bien pour les cycles primaires et les rappels prévisibles. Il devient encombrant pour les mises à jour de dernière minute ou les pièces jointes (formulaires de sortie éducative, photos du travail en classe).
L'adresse courriel de l'école centralise les échanges, mais les taux d'ouverture chez les parents sont plus faibles que sur téléphone, et les réponses arrivent souvent en dehors des heures de classe.
Une plateforme de communication école-famille permet à l'enseignant d'envoyer une note de classe en quelques secondes. Les parents reçoivent une notification sur leur téléphone et l'élève n'est pas le passeur du message. C'est ce que LinoClass est conçu pour faire. Pour essayer gratuitement, consultez linoclass.ca.
Pour des ressources sur le choix d'outils numériques adaptés à la classe, voir aussi : 5 outils de classe à éviter au Québec en 2026 (et pourquoi).
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