Réponse rapide : Le 25 mars 2026, Statistique Canada et le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada ont publié la nouvelle édition du Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation (catalogue 81-582-X2026001). Le rapport met à jour les tables salariales des enseignants par province, les données démographiques du corps enseignant et les taux de diplomation. Donnée-phare de cette édition : selon le rapport, 64 % des adultes canadiens de 25 à 64 ans détenaient un diplôme collégial ou universitaire en 2025.

Dernière révision : 23 juin 2026

Quand un syndicat d'enseignants prépare une négociation, quand un conseil scolaire compare ses grilles salariales avec d'autres provinces ou quand un journaliste cherche un chiffre fiable sur l'éducation canadienne, la source qu'on cite presque toujours est la même : les tables du PCEIP. La version de mars 2026 est maintenant disponible.

Ce que contient ce rapport ne change pas d'une édition à l'autre dans sa structure, mais les chiffres sont remis à jour. Pour un enseignant qui veut savoir où sa rémunération se situe par rapport à la moyenne nationale ou à celle d'une province voisine, c'est la source primaire la plus complète et la plus défendable qui existe.


Qu'est-ce que le PCEIP, exactement?

Le Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation, souvent désigné par son sigle PCEIP ou par son équivalent anglais PCEI, est produit conjointement par Statistique Canada et le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC). Il paraît deux fois par an : une édition en mars et une édition en octobre, chacune avec un numéro de catalogue distinct.

L'édition de mars 2026 porte le numéro de catalogue 81-582-X2026001. Elle est distincte de l'édition d'octobre 2025 (81-582-X2025002), qui couvrait d'autres tables. Les deux éditions sont des sources valides mais pour des découpages différents. Si vous cherchez une table précise, il vaut la peine de vérifier dans laquelle des deux elle a été actualisée en dernier.

Ce que couvre l'édition de mars 2026, selon les notes de publication :

  • Les salaires statutaires annuels des enseignants dans les établissements publics, par niveau d'enseignement et par expérience
  • La proportion d'éducateurs dans les écoles primaires et secondaires publiques, par sexe
  • Les dépenses par élève
  • Les taux de diplomation par cohorte réelle
  • Les taux NEET (jeunes sans emploi, sans études et sans formation)

La donnée-phare de l'édition de mars 2026 : le taux de diplômes postsecondaires

La donnée la plus citée de cette édition est celle-ci : selon le rapport, 64 % des adultes canadiens de 25 à 64 ans détenaient un diplôme collégial ou universitaire en 2025. Chez les femmes de la même tranche d'âge, ce taux rapporté atteint 71 %.

Ce chiffre mérite d'être mis en contexte. Le rapport PCEIP indique également que 25 % des Canadiens détiennent un diplôme collégial spécifiquement, contre une moyenne de 7 % dans les pays de l'OCDE. Cette différence s'explique par la structure du système postsecondaire canadien : les cégeps au Québec et les community colleges dans le reste du pays offrent des formations reconnues sur le marché du travail que d'autres pays classent différemment dans leur comptabilité statistique.

Pour les enseignants, cette donnée a une signification indirecte mais réelle. Un taux de diplômes postsecondaires aussi élevé signifie que la pression sur les systèmes scolaires pour former des candidats à l'enseignement reste forte : plus la population est diplômée, plus les attentes envers l'école sont élevées, et plus le recrutement et la rétention des enseignants deviennent des enjeux structurels.


Les tables salariales : ce qu'elles contiennent, et la limite importante à connaître

Les tables salariales du PCEIP sont la raison principale pour laquelle syndicats et administrateurs scolaires reviennent à ce rapport à chaque édition. Elles donnent les salaires statutaires annuels, c'est-à-dire les salaires inscrits dans les conventions collectives et les règlements, décomposés par :

  • Niveau d'enseignement (primaire, secondaire)
  • Années d'expérience (entrée en carrière, après quelques années, maximum de la grille)
  • Province ou territoire

Ce découpage permet de répondre à des questions concrètes : un enseignant du primaire avec dix ans d'expérience au Québec est-il rémunéré au-dessus ou en dessous de la médiane canadienne? Quel est l'écart entre le sommet de la grille salariale en Alberta et en Ontario?

Il y a cependant une limite méthodologique à comprendre avant d'utiliser ces chiffres. Les données salariales du PCEIP présentent un décalage de deux à trois ans par rapport à la date de publication. L'édition de mars 2026 publie les chiffres les plus récents disponibles au moment de la compilation, mais l'année de référence de ces données est antérieure à 2026. Statistique Canada le précise dans les notes méthodologiques du rapport.

Cela ne rend pas les données inutiles, mais cela change la façon de les citer. Dans un contexte de négociation, mentionner l'année de référence des données est plus rigoureux que de citer simplement «les chiffres de 2026». La page des tables PCEIP sur le site du CMEC indique pour chaque table la période couverte.


La composition du corps enseignant : la proportion par sexe

Le PCEIP de mars 2026 inclut également des données sur la proportion d'éducateurs dans les écoles primaires et secondaires publiques selon le sexe. Ces tables documentent une tendance connue mais rarement chiffrée avec précision à l'échelle pancanadienne : le corps enseignant canadien est majoritairement féminin, avec des variations selon le niveau d'enseignement et la province.

Pour les écoles et les directions, ces données ont des implications pratiques sur la planification du recrutement, les politiques de congé parental et la gestion des remplacements. Pour les syndicats, elles constituent un point d'appui pour des discussions sur l'équité salariale et les conditions de travail genrées.

Ces tables sont disponibles en format HTML et téléchargeable sur le site du CMEC, avec des découpages provinciaux.


Ce que ces données signifient concrètement pour un enseignant

Le rapport PCEIP n'est pas une lecture de chevet. C'est un outil de référence. Voici les situations où il est utile de le connaître.

En négociation locale. Que ce soit pour la rémunération de base, une prime pour l'utilisation d'outils numériques ou les conditions de préparation des cours, citer un chiffre issu des tables PCEIP avec son année de référence est plus défendable qu'une estimation ou un souvenir d'un article de journal. Les données statistiques d'une source gouvernementale ont un poids différent dans une table de négociation.

Pour comprendre sa position dans le paysage canadien. Un enseignant qui déménage d'une province à une autre, ou qui envisage de le faire, peut utiliser les tables PCEIP pour comparer les grilles salariales. Les découpages par expérience permettent de voir comment la progression dans la grille varie d'une province à l'autre, pas seulement le salaire de départ.

Pour contextualiser les décisions de l'école ou du conseil scolaire. Quand une direction cite des contraintes budgétaires qui affectent les ressources disponibles en classe, les données sur les dépenses par élève du PCEIP permettent de vérifier où se situe la province par rapport au reste du Canada. Ce n'est pas de la confrontation, c'est de l'information.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation (PCEIP)?

Le PCEIP est un rapport statistique publié conjointement par Statistique Canada et le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC). Il paraît deux fois par an, en mars et en octobre, et couvre les principaux indicateurs de l'éducation au Canada : salaires des enseignants, données démographiques du corps enseignant, dépenses par élève, taux de diplomation et taux NEET. Les données sont découpées par province et territoire, ce qui permet des comparaisons interprovinciales. Le catalogue de l'édition de mars 2026 est 81-582-X2026001.

Les chiffres salariales du PCEIP reflètent-ils les salaires actuels?

Non, et c'est un point important à retenir. Les tables salariales du PCEIP publient des données avec un décalage de deux à trois ans par rapport à l'année de publication. Quand vous consultez l'édition de mars 2026, les chiffres les plus récents disponibles correspondent à une année de référence antérieure. Pour toute citation dans un contexte de négociation, mentionnez toujours l'année de référence des données, pas l'année de publication du rapport.

Quelle est la différence entre l'édition de mars 2026 et celle d'octobre 2025 du PCEIP?

Ce sont deux publications distinctes avec des numéros de catalogue différents. L'édition d'octobre 2025 porte le numéro 81-582-X2025002. L'édition de mars 2026 porte le numéro 81-582-X2026001. Chaque édition met à jour un sous-ensemble des tables disponibles. Si vous avez besoin d'une table précise, vérifiez dans quelle édition elle a été actualisée en dernier sur le site du CMEC (cmec.ca/260), qui liste les tables disponibles pour chaque édition.

Comment un enseignant peut-il utiliser les données du PCEIP lors d'une négociation?

Les tables salariales donnent les salaires statutaires annuels par niveau d'enseignement et par ancienneté, avec des découpages provinciaux. Dans une négociation locale sur la rémunération, les primes pour outils numériques ou les conditions de travail, citer un chiffre tiré directement de ces tables (avec l'année de référence) est plus solide qu'une estimation ou un témoignage. Les syndicats provinciaux utilisent régulièrement ces tables comme point d'ancrage. Le rapport est disponible gratuitement sur le site de Statistique Canada.

Pourquoi le Canada compte-t-il autant de diplômés collégiaux par rapport à la moyenne de l'OCDE?

Le PCEIP de mars 2026 rapporte que 25 % des Canadiens détiennent un diplôme collégial, contre une moyenne de 7 % dans les pays de l'OCDE. Cette différence s'explique en partie par la structure du système postsecondaire canadien : les cégeps au Québec et les community colleges dans le reste du Canada offrent des formations de deux à trois ans menant à des diplômes reconnus sur le marché du travail. Ce réseau est à la fois plus développé et plus valorisé statistiquement qu'en Europe, où les formations équivalentes sont souvent classées dans une autre catégorie.


Dernière révision : 23 juin 2026

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