Réponse rapide : Selon l'Éducation à un coup d'oeil 2025 de l'OCDE (publiée en septembre 2025, année de référence 2023), un enseignant du primaire au Canada avec 15 ans d'expérience aurait gagné l'équivalent de 86 432 USD PPA, ce qui placerait le Canada au 4e rang parmi environ 40 pays disposant de données comparables. Les élèves canadiens du primaire reçoivent 921 heures d'instruction obligatoire par an, contre une moyenne OCDE de 804 heures. Le chiffre USD PPA est un équivalent standardisé de pouvoir d'achat, non un salaire en dollars canadiens.

Dernière révision : 24 juin 2026

Chaque automne, l'OCDE publie son rapport Éducation à un coup d'oeil, la référence comparative internationale pour les systèmes d'éducation. L'édition 2025, parue en septembre 2025 avec 2023 comme année de référence principale, couvre 38 membres de l'OCDE et plusieurs économies partenaires. Pour les professionnels de l'éducation au Canada, deux indicateurs méritent une attention particulière : le rang du Canada pour le salaire enseignant et le nombre d'heures d'instruction auxquelles font face les élèves.


4e rang mondial pour le salaire enseignant : que signifie ce chiffre?

L'indicateur D3 de l'EAG 2025 (« Quel est le niveau de rémunération des enseignants et des chefs d'établissement? ») fait état, selon les données rapportées, des niveaux salariaux suivants pour le Canada, exprimés en dollars américains en parité de pouvoir d'achat (USD PPA) pour un enseignant ayant 15 ans d'expérience avec les qualifications typiques :

  • Primaire : environ 86 432 USD PPA (4e sur 40)
  • Secondaire inférieur : environ 87 285 USD PPA (4e sur 40)

Avant d'interpréter ces chiffres, trois précisions s'imposent.

Les USD PPA ne sont pas des dollars canadiens. La parité de pouvoir d'achat est une conversion statistique qui permet de comparer des salaires entre pays en tenant compte des différences de coût de la vie. Elle ne reflète pas le montant inscrit sur la fiche de paie d'un enseignant québécois ou albertain. Pour les salaires nominaux en CAD, les conventions collectives provinciales et les tableaux PICPE de Statistique Canada demeurent les sources de référence.

Le rang «4e sur 40» couvre les pays avec des données comparables. L'OCDE ne dispose pas de données suffisamment comparables pour tous ses membres dans cet indicateur spécifique. Le rang s'applique à l'échantillon de pays effectivement représentés dans l'édition 2025.

C'est un salaire statutaire national, pas une moyenne provinciale. Le Canada présente une variabilité provinciale significative. La moyenne nationale masque des écarts importants entre des provinces comme l'Alberta (salaires historiquement parmi les plus élevés) et d'autres provinces avec des conditions différentes.


921 heures d'instruction au primaire : plus que la moyenne de l'OCDE

Le deuxième chiffre important de l'EAG 2025 pour le Canada concerne l'indicateur D1 (« Combien d'heures les élèves passent-ils en classe? »). Selon les données rapportées :

  • Primaire : 921 heures d'instruction obligatoire par an (moyenne OCDE : 804 heures)
  • Secondaire inférieur : 924 heures par an (moyenne OCDE : 909 heures)

Cela signifie que les élèves canadiens au primaire passent environ 117 heures de plus en classe par année que la moyenne des pays de l'OCDE. Cet écart est substantiel.

Pour un enseignant ou une enseignante, ces heures supplémentaires ne représentent pas seulement du temps d'enseignement. Elles s'accompagnent d'une charge administrative proportionnelle : planification de leçons pour plus d'heures, communications avec les familles sur davantage de contenus, consignation d'observations sur une période annuelle plus longue.


La combinaison des deux : un portrait de la pression enseignante au Canada

Pris ensemble, ces deux indicateurs brossent un portrait nuancé de la situation des enseignants canadiens. Le Canada se classe bien sur la rémunération internationale, mais les enseignants font face à un volume d'heures de travail supérieur à celui de leurs homologues dans d'autres systèmes.

La recherche TALIS 2024 (documentée dans notre article sur la charge administrative) apporte un éclairage complémentaire : dans plusieurs pays dont le Canada, la charge administrative est identifiée par les enseignants eux-mêmes comme le facteur numéro un de stress et d'intention de quitter la profession. Ce n'est pas le niveau de salaire qui est le principal obstacle à la rétention, c'est la façon dont le temps est utilisé.

Les données EAG 2025 corroborent cette lecture : un pays qui se classe 4e mondialement pour la rémunération mais qui inscrit 14 % plus d'heures obligatoires que la moyenne de l'OCDE au niveau primaire présente un profil où le levier de la rétention n'est pas le salaire, mais la qualité de l'utilisation du temps.


Ce que cela signifie concrètement pour les enseignants

Lors des discussions syndicales ou avec les directions d'école sur la rétention, les données EAG 2025 permettent de formuler un argument précis :

Le Canada est compétitif sur le plan salarial à l'échelle internationale. Si l'enjeu est d'améliorer les conditions de la profession, il faut donc regarder du côté de la charge administrative, de la qualité de la communication avec les familles, et du temps disponible pour la préparation pédagogique, pas uniquement des grilles salariales.

Pour étayer cet argument dans une réunion ou une présentation, les références à citer sont :

Ces précisions de source renforcent la crédibilité et évitent que les chiffres soient contestés sur leur origine ou leur définition.


Le lien avec la communication école-famille

L'un des postes de charge administrative que les enseignants citent le plus souvent est la communication avec les familles : réponses aux messages de parents, rédaction de comptes rendus, coordination des informations entre l'école et les foyers. Avec 921 heures d'instruction par an, la quantité de contenu à communiquer aux familles est proportionnellement plus élevée au Canada que dans d'autres systèmes.

Des outils qui structurent cette communication de façon efficace permettent aux enseignants de concentrer davantage de temps sur leur rôle pédagogique central. LinoClass est conçu pour que les résumés familiaux hebdomadaires prennent quelques minutes plutôt que des dizaines de minutes par semaine. Voyez comment ça fonctionne sur la page des fonctionnalités.

Les enseignants canadiens font face à plus d'heures de classe que la moyenne de l'OCDE. LinoClass aide à gérer la communication avec les familles sans alourdir la charge de travail.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'Éducation à un coup d'oeil de l'OCDE?

L'Éducation à un coup d'oeil (EAG) est la publication annuelle phare de l'OCDE sur les systèmes d'éducation. L'édition 2025, publiée en septembre 2025 avec l'année 2023 comme année de référence principale, rassemble des données comparables entre les pays membres de l'OCDE et les économies partenaires. Elle couvre notamment les salaires des enseignants (indicateur D3), les heures d'instruction (indicateur D1), les dépenses par élève et les taux de diplomation.

Le rang du Canada (4e sur 40) inclut-il tous les pays de l'OCDE?

Non. Le classement dans l'EAG 2025 porte sur les pays et économies pour lesquels des données comparables étaient disponibles pour l'indicateur D3, soit environ 40 pays. L'OCDE compte 38 membres, mais l'EAG inclut également des économies partenaires. Inversement, certains membres ne fournissent pas toutes les données. Le rang «4e sur 40» s'applique donc à l'échantillon de pays avec des données suffisantes, pas nécessairement à l'ensemble des membres.

Pourquoi les salaires sont-ils exprimés en USD PPA et non en dollars canadiens?

L'OCDE convertit les salaires en dollars américains en parité de pouvoir d'achat (PPA) pour permettre des comparaisons internationales significatives. Cette conversion tient compte des différences de coût de la vie entre pays. Un salaire exprimé en USD PPA ne représente pas ce qu'un enseignant reçoit sur sa fiche de paie en dollars canadiens : il s'agit d'un équivalent de pouvoir d'achat standardisé. Pour les chiffres nominaux en CAD, les conventions collectives provinciales et les tableaux PICPE de Statistique Canada sont les sources appropriées.

Si le Canada est bien classé pour le salaire, pourquoi la rétention des enseignants reste-t-elle un défi?

Le salaire est une composante parmi plusieurs dans la décision de rester ou de quitter la profession. L'EAG 2025 montre que les élèves canadiens reçoivent en moyenne 921 heures d'instruction obligatoire au primaire par an, contre une moyenne OCDE de 804 heures. Cette charge d'heures plus élevée, combinée aux responsabilités administratives que la recherche TALIS 2024 documente, suggère que le levier principal pour la rétention tient davantage à la qualité de l'utilisation du temps qu'au niveau de rémunération.

Les données de l'EAG 2025 s'appliquent-elles de la même façon à toutes les provinces canadiennes?

Non. L'EAG présente une moyenne nationale canadienne. Les salaires enseignants varient de façon significative d'une province à l'autre selon les conventions collectives. Les données provinciales comparables sont disponibles dans les tableaux PICPE de Statistique Canada. La moyenne nationale OCDE masque également des variations importantes : certaines provinces canadiennes pourraient se classer plus haut ou plus bas que la 4e place si les données étaient présentées séparément.


Dernière révision : 24 juin 2026

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