Les données TALIS 2024 de l’Alberta, seule province canadienne participant à l’enquête, montrent que 67 % des enseignants n’utilisant pas l’IA disent manquer des compétences pour l’utiliser en classe. Ce chiffre est en deçà de la moyenne OCDE de 75 %. L’Alberta affiche également moins d’obstacles liés aux infrastructures et la participation au perfectionnement professionnel la plus élevée de l’OCDE.
L’Enquête internationale sur l’enseignement et l’apprentissage (TALIS) de l’OCDE a recueilli des données auprès d’enseignants et de directions d’école dans des dizaines de systèmes éducatifs au printemps 2024. Les résultats ont été publiés en octobre 2025.[1] L’Alberta y a participé en tant que seule province canadienne, ce qui en fait le seul point de données disponible pour les enseignants canadiens dans cette édition.
Que révèle TALIS 2024 sur le fossé des compétences IA en Alberta ?
Parmi les enseignants albertains qui n’utilisent pas actuellement l’IA en classe, 67 % ont identifié le manque de compétences comme obstacle à l’adoption de l’IA dans leur enseignement.[1]
Note : Les données TALIS 2024 de l’Alberta font l’objet d’une mise en garde de l’OCDE concernant un biais de non-réponse ; les résultats doivent être interprétés en tenant compte de cette limite.
Ce qualificatif est important : le 67 % s’applique uniquement aux enseignants qui n’utilisent pas encore l’IA. Il ne dit rien de ceux qui l’utilisent déjà. Et 67 % est en fait inférieur à la moyenne OCDE de 75 % pour la même question, ce qui signifie que les enseignants albertains, dans l’ensemble, expriment légèrement plus de confiance envers leurs compétences IA que ceux de la plupart des autres pays enquêtés.
Comment l’Alberta se compare-t-elle à la moyenne OCDE sur les obstacles à l’IA ?
Les données TALIS font apparaître deux types d’obstacles à l’utilisation de l’IA : les compétences et les infrastructures. L’Alberta se situe sous la moyenne OCDE pour les deux.
Sur les infrastructures, l’écart est particulièrement frappant. Seulement 26 % des enseignants albertains citent le manque d’appareils ou de connectivité comme obstacle, contre 37 % pour la moyenne des participants à l’OCDE.[1] Les salles de classe albertaines semblent mieux équipées que la moyenne.
Cela signifie que l’obstacle principal n’est pas le matériel. C’est la formation : les connaissances pour utiliser ce qui est déjà disponible.
L’Alberta Teachers’ Association, en commentant les résultats TALIS, a souligné que la profession est sous pression pour s’adapter au changement et que les exigences envers les enseignants se sont intensifiées ces dernières années.[2] Les infrastructures posent moins de problèmes ici que dans la plupart des pays de l’OCDE, mais le temps et la formation pour renforcer la confiance avec les outils d’IA restent à combler.
Pourquoi la participation de 100 % au perfectionnement professionnel est-elle pertinente pour les compétences IA ?
Les enseignants albertains ont déclaré un taux de participation de 100 % au perfectionnement professionnel dans TALIS 2024, à égalité avec le taux le plus élevé de l’OCDE.[1] Ce chiffre signifie que pratiquement tous les enseignants en Alberta ont participé à une forme d’apprentissage structuré pendant la période enquêtée.
Ce niveau d’engagement est pertinent pour réduire le fossé des compétences IA pour une raison pratique : si des formations IA bien conçues atteignent les enseignants albertains, une infrastructure d’accueil existe déjà. Les enseignants sont habitués à l’apprentissage professionnel continu. La question est de savoir si la formation sur l’IA fait partie de ce qui est offert.
TALIS ne précise pas quelle part de ce perfectionnement portait spécifiquement sur l’IA. Le taux de 100 % renseigne sur le volume et l’habitude, pas sur le contenu. Mais combiné à des obstacles infrastructurels plus faibles, cela suggère que l’Alberta est bien placée pour combler son fossé de compétences plus rapidement que beaucoup d’autres systèmes de l’OCDE, à condition que les formations deviennent disponibles et pratiques.
Comment ce fossé se manifeste-t-il dans la pratique quotidienne des enseignants ?
L’écart entre savoir qu’il existe des outils d’IA et se sentir prêt à les utiliser en classe est bien réel. Les enseignants comprennent souvent de façon conceptuelle que l’IA pourrait les aider à préparer des cours, à donner des rétroactions ou à adapter l’enseignement. Passer du concept à la pratique demande du temps, un espace sécuritaire pour expérimenter et moins de pression sur tout le reste de la journée.
Quand la majorité du temps de planification d’un enseignant est consacrée aux tâches administratives, apprendre quoi que ce soit de nouveau devient difficile à justifier. Les enseignants qui se sentent déjà étirés sur le plan organisationnel ont tendance à adopter les nouvelles technologies plus lentement : non pas parce qu’ils refusent, mais parce que la marge pour expérimenter est mince.
C’est le contexte dans lequel LinoClass s’inscrit, du côté organisationnel. LinoClass gère le côté administratif de l’enseignement : suivi, rapports et organisation des données de classe. Que l’enseignant utilise l’IA dans sa pratique ou non, c’est entièrement sa décision. LinoClass ne fait pas ce choix ; il s’occupe des parties de la journée qui n’exigent pas le jugement d’un enseignant, pour que les parties qui l’exigent reçoivent plus d’attention.
Suivez les progrès de vos élèves, organisez vos données de classe et passez moins de temps sur la paperasse. Les décisions sur l’IA restent les vôtres.
Découvrir LinoClassQue retenir des données TALIS 2024 pour les écoles albertaines ?
Quelques signaux ressortent des résultats albertains :
- Le fossé des compétences est réel, mais plus étroit que la moyenne OCDE. Les enseignants albertains ne partent pas de zéro.
- Les infrastructures posent moins de problèmes ici que dans la plupart des pays de l’OCDE. Combler le fossé est une question de formation et de temps, pas d’investissement en matériel.
- La forte participation au perfectionnement professionnel est un atout. Les écoles et les districts qui souhaitent aborder la préparation à l’IA disposent d’une population enseignante déjà orientée vers l’apprentissage.
Les progrès viendront probablement de deux directions : des formations pratiques sur l’IA intégrées au temps de perfectionnement, et une réduction de la charge administrative qui concurrence ce temps. L’un sans l’autre tend à plafonner.
Questions fréquentes
Questions courantes sur TALIS 2024, les résultats de l’Alberta et l’IA dans les classes canadiennes.
Qu’est-ce que TALIS 2024 ?
TALIS (Enquête internationale sur l’enseignement et l’apprentissage) est une enquête de l’OCDE menée auprès d’enseignants et de directions d’école dans une cinquantaine de systèmes éducatifs. L’édition 2024 a recueilli des données au printemps 2024 et publié ses résultats en octobre 2025. Elle couvre les conditions de travail, les pratiques pédagogiques et le perfectionnement professionnel.
L’Alberta est la seule province canadienne ayant participé à TALIS 2024, ce qui en fait le seul point de données disponible pour les enseignants canadiens dans cette ronde de l’enquête.
Que signifie « enseignants n’utilisant pas l’IA » dans les données TALIS ?
TALIS a demandé aux enseignants s’ils utilisaient actuellement des outils d’IA dans leur enseignement. Cette catégorie désigne les enseignants qui ont répondu non. Le chiffre de 67 % s’applique uniquement à ce groupe : parmi les enseignants albertains qui n’utilisent pas l’IA, 67 % citent le manque de compétences comme obstacle.
Les enseignants qui utilisent déjà l’IA en classe ne sont pas inclus dans ce calcul. Le chiffre ne dit rien de leur niveau de confiance.
Les données de l’Alberta sont-elles représentatives de tous les enseignants canadiens ?
Non. L’Alberta est la seule province canadienne dans TALIS 2024 ; les données reflètent donc la situation albertaine spécifiquement. Les structures de financement, les programmes de perfectionnement et les systèmes scolaires varient d’une province à l’autre.
L’OCDE a également émis une mise en garde concernant un biais de non-réponse pour les données albertaines de TALIS 2024, ce qui signifie que les résultats doivent être interprétés comme indicatifs plutôt que définitifs.
Quelles formations existent pour l’IA en enseignement ?
TALIS définit le perfectionnement professionnel de façon large : cours formels, ateliers, mentorat par les pairs, participation à des conférences et planification collaborative de cours. L’Alberta a déclaré un taux de participation de 100 % au perfectionnement professionnel dans TALIS 2024, à égalité avec le taux le plus élevé de l’OCDE.
TALIS ne précise pas quelle part de ces formations portait spécifiquement sur l’IA. Le taux élevé de participation indique que les enseignants s’engagent dans l’apprentissage structuré ; le contenu de cet apprentissage est une question distincte.
Comment LinoClass s’inscrit-il dans l’utilisation de l’IA en classe ?
LinoClass prend en charge le côté administratif de l’enseignement : suivi des progrès des élèves, gestion des données de classe et réduction de la paperasse. Il ne décide pas pour les enseignants s’ils doivent utiliser l’IA ni comment. Ce choix leur appartient entièrement.
Les enseignants qui souhaitent explorer de nouveaux outils ont plus de facilité à le faire lorsque leur gestion administrative est déjà prise en charge. Ceux qui ne sont pas encore prêts n’ont rien d’imposé. LinoClass est un outil de gestion, pas une plateforme IA.
Sources
- OCDE. Résultats de TALIS 2024 : note pays Alberta (Canada). Octobre 2025. oecd.org (PDF)
- Alberta Teachers’ Association. « TALIS results reveal profession under pressure. » 2025. teachers.ab.ca
Dernière vérification : 22 juin 2026